Etre indépendant·e est déjà une aventure en soi. Mais quand, en plus, on décide d’être parents, c’est encore plus intense. Lever le pied pour pouvoir s’occuper pleinement de son enfant peut susciter, chez l’enfant, des inquiétudes. Heureusement, des aides sont prévues et si elles ne sont pas la panacée, elles ont le mérite d’exister.
Repos ou titres-services… A chaque maman le choix qui lui convient !
Les autorités estiment – à juste titre – qu’être maman est un boulot en soi. Il a donc été décidé qu’une jeune maman indépendante devait pouvoir revendiquer des jours de repos et que, cerise sur le gâteau, elle devrait aussi bénéficier de titres-services pour faire appel au service, par exemple, d’une aide-ménagère.
Sauf que les choses se compliquent un peu puisqu’une maman indépendante pourra panacher entre jours de repos et titres services, un peu comme avec le plan cafetaria des employés.
Une chose est certaine, la maman indépendante doit prendre 12 semaines de repos, avec au minimum une semaine avant l’accouchement et deux semaines après celui-ci. Les autres semaines sont facultatives et doivent être prises par périodes de sept jours calendrier après les semaines de repos obligatoires et endéans les 50 semaines qui suivent l’accouchement.
Vient, depuis le 1er juillet 2026, la possibilité de transformer des titres-services en jour de repos. Si la jeune maman ne change rien, elle aura 12 semaines de repos et bénéficiera de 105 titres services. En réduisant le nombre de titres services de 35, elle gagne une semaine de repos en plus. Elle pourra donc décider d’avoir 12, 13, 14 ou 15 semaines de repos avec, respectivement, 105, 70, 35 ou 0 titres services.
Enfin, si le bébé doit être hospitalisé, il est intéressant de noter que la première semaine d’hospitalisation n’est tout simplement pas comptabilisée et que la jeune maman peut revendiquer jusqu’à 24 semaines de repos en plus en fonction du temps que son bébé aura passé à l’hôpital. Ces 24 semaines peuvent être converties en 48 semaines si la maman décide de reprendre son activité d’indépendante à mi-temps.
Du repos et une indemnité pour compenser l’interruption d’activité
Si la jeune maman indépendante est en ordre de cotisations sociales pour les deuxième et troisième trimestres précédant l’accouchement, elle pourra demander une indemnité pour arrêt total ou partiel de son activité. Cette indemnité est de 917,33 euros les quatre premières semaines de repos et de 839,82 euros pour les semaines suivantes. Bien évidemment, si la maman souhaite reprendre son activité professionnelle à mi-temps, ces indemnités sont purement et simplement divisées par deux.
Pour obtenir son indemnité, la jeune maman doit faire appel à sa mutuelle et il lui est vivement conseillé de prendre contact avec sa mutuelle bien avant l’accouchement pour être certaine de toucher son indemnité dans des délais raisonnables. Elle devra accomplir un parcours du combattant administratif en fournissant des informations comme la date présumée de l’accouchement, le nombre de semaines de repos facultatives qu’elle souhaite prendre, les moments où elle prendra ces semaines de repos, mais aussi, après l’accouchement, un certificat de naissance et, si elle décide de convertir des titres services en semaine de repos.
La maman indépendante peut aussi suspendre ses cotisations sociales
Le législateur a prévu qu’une jeune maman indépendante pouvait, afin de faire face au manque à gagner certain, être dispensée du paiement de ses cotisations sociales pendant deux trimestres. Cela ne change rien à ses droits acquis pour cette période et elle pourra continuer, le cas échéant, à déduire fiscalement ses versements en PCLI durant l’année concernée.
Une prime et des allocations familiales
Il est également important qu’une jeune maman sache qu’elle a droit à une prime accordée pour chaque enfant. En Région de Bruxelles-Capitale comme en Région wallonne, cette prime s’élève à 1.367,74 euros. Attention, il est à noter que, à Bruxelles, cette prime est réduite à partir du deuxième enfant.
En outre, le 10 de chaque mois, une maman indépendante touchera des allocations familiales. Un montant de base est désormais octroyé, des suppléments pouvant intervenir en fonction des revenus et de la situation des parents. C’est la demande de prime de maternité qui enclenche automatiquement, et donc sans démarche supplémentaire, l’octroi des allocations familiales.
Quels sont les droits du jeune papa indépendant ?
Le jeune papa a également droit à un congé de naissance (on parle ici également du parent d’intention ou du coparent). Ce congé peut atteindre 20 jours ou 40 demi-journées. L’ensemble de ces congés doit être pris endéans les quatre mois suivants la naissance. Le papa indépendant touchera ainsi une allocation de 105,60 euros pour une journée complète. Une allocation unique de 135 euros est également prévue si le jeune papa décide de ne prendre que huit jours de congé maximum. Attention, si vous présentez une carrière mixte, vous ne pouvez pas cumuler les avantages liés à votre statut d’indépendant et celui de salarié ou de fonctionnaire.
Quid de l’adoption et des parents d’accueil
En cas d’adoption, les parents exerçant une activité d’indépendant peuvent également bénéficier d’un congé d’adoption. Celui-ci est de six semaines et une période complémentaire qui sera de cinq semaines au 1er janvier 2027 doit être partagée entre les deux parents.
Le concept est le même pour les personnes qui désirent accueillir un enfant pour une période de plus de six mois.
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