Indépendant complémentaire… L’idée vous titille de temps à autre. Pas assez de clients pour se lancer comme indépendant à titre principal, mais quand même cette furieuse envie de mettre une de vos compétences en exergue, sans avoir à répondre à une structure sur laquelle vous n’avez pas prise.
La démarche peut être intéressante, mais il n’en reste pas moins qu’il est indispensable de tenir à l’œil certains points auxquels ne pensent pas forcément celle ou celui qui désire se lancer comme indépendant complémentaire. Nous faisons le point.
L’indépendant complémentaire et les inévitables cotisations sociales
Etre indépendant complémentaire ne vous exonère pas de payer des cotisations sociales. Au contraire ! En effet, dès vos premiers mois d’activités, vous serez invité à payer trimestriellement un montant somme tout raisonnable actuellement fixé à 102,55 euros. Certes, c’est beaucoup moins que les plus de 900 euros réclamés aux indépendants à titre principal, mais quand même. Il est primordial de faire attention dès le départ à ces cotisations sociales, car, après trois années d’activité, un nouveau calcul sera effectué sur base des revenus réellement engrangés. Et là, la facture peut être terrible. Certaines régularisations, notamment si votre activité complémentaire a performé, peuvent signifier la fin de vos rêves d’indépendance.
L’indépendant complémentaire et les répercussions sur l’impôt
Quelle que soit la réussite de votre activité complémentaire, si elle présente des revenus positifs, elle aura un impact indéniable sur vos impôts. En effet, vos gains, à titre complémentaire, viennent s’ajouter aux revenus issus de votre activité principale. Il n’est ainsi pas rare qu’un salarié ayant une petite activité complémentaire aux revenus assez discrets se voie passer dans une tranche d’imposition supérieure, lui faisant perdre tout le bénéfice de son activité complémentaire, mais lui faisant également voir son revenu net global baisser de manière drastique. Dans ce scénario, la personne exerçant une activité en indépendant complémentaire risque fort d’avoir l’impression d’avoir travaillé beaucoup plus pour gagner beaucoup moins.
L’indépendant complémentaire doit faire des choix face à son évolution
Les deux points précédents doivent vous ouvrir les yeux quant à l’évolution de votre statut. En effet, plus votre activité en tant qu’indépendant complémentaire fonctionnera bien, plus vous aurez l’impression – et cette impression n’est pas fausse – que vous payerez plus de cotisations sociales et plus d’impôts. Il est donc parfois utile de ne pas faire croître son activité d’indépendant complémentaire trop vite ou, tout simplement, de changer de statut et de devenir indépendant à titre principal.
L’indépendant complémentaire et son assujettissement à la TVA
Lorsque vous vous lancez comme indépendant complémentaire, il peut être intéressant de ne pas avoir à facturer la TVA à vos clients. C’est notamment le cas si vous avez des clients eux-mêmes non assujettis ou si vos clients sont essentiellement des privés qui ne peuvent pas déduire la TVA. Toutefois, si votre chiffre d’affaires dépasse les 25.000 euros, vous devrez de toutes les manières vous assujettir à la TVA et l’appliquer sur l’ensemble de vos factures. En outre, si vos clients sont dans la sphère professionnelle, il est souvent préférable de facturer avec TVA, vos produits et services permettant éventuellement de faire baisser leur propre note à la TVA. Enfin, dernier bémol si vous n’êtes pas assujetti à la TVA : vous ne pourrez pas déduire la TVA des biens et services que vous achetez dans le cadre de votre activité professionnelle d’indépendant complémentaire.
Tout le monde ne peut pas être indépendant complémentaire
Il existe aussi certaines règles quant à l’accessibilité au statut d’indépendant complémentaire. On retrouve, par exemple, l’obligation d’être salarié à 50% du temps ou fonctionnaire dans les mêmes proportions. Des règles existent également si vous êtes enseignant ou intérimaire, si vous bénéficiez d’indemnité de maladie ou d’invalidité, si vous êtes chercheur d’emploi… Même les pensionnés peuvent travailler comme indépendant complémentaire, mais à certaines conditions. Il est donc préférable, avant de vous lancer, de faire appel aux conseils d’un professionnel du chiffre pour déterminer si le statut d’indépendant complémentaire que vous envisagez est réellement opportun.
4 étapes pour devenir indépendant complémentaire
Une fois toutes ces considérations prises en compte, il est assez simple de devenir indépendant complémentaire. Quatre grandes étapes doivent être franchies.
- Inscrivez-vous à la Banque-Carrefour des Entreprises. C’est à ce moment que vous recevrez votre numéro d’entreprise.
- Affiliez-vous à une caisse d’assurances sociales. Vous payerez vos cotisations sociales par son intermédiaire, mais y trouverez aussi tous vos droits sociaux.
- Inscrivez-vous au registre de la TVA. C’est le cas dans un grand nombre d’activités, en indépendant complémentaire ou non.
- Souscrivez toutes les assurances nécessaires. RC Pro, Protection juridique, assurance hospitalisation… Nombreuses sont les assurances à souscrire dans le cadre d’une activité d’indépendant, complémentaire ou non.
Vous avez des questions sur les chiffres de votre entreprise ? Posez-les à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous renseigner sur l’optimisation fiscale de vos revenus.